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Caty Dethy

Psychologue   art thérapeute   EFT   PTT                      Sculptrice

  

"L'art est avant tout la capture d'une émotion"

Laurent Maëro

Quelques exemples extraits de mon livre (suite)

  

Marie-Thérèse (40 ans) et la phobie de la voiture.


Suite à plusieurs accidents de voiture, la peur de Marie-Thérèse de conduire la voiture devient insupportable.


Comme elle se dit peu créative, elle utilisera principalement la technique du collage d’images découpées dans des revues pour représenter sa peur de la voiture qu’elle associe à la mort.  Après un parcours d’une série de collages qui représente des tranches de vie, Marie-Thérèse pourra à nouveau conduire sa voiture de façon sereine.



Voici sa dernière création qui résume sa thérapie.  Le noir avec le point rouge (en haut à gauche) représente l’état dans lequel elle était en début de thérapie : déprimée, avec des préoccupations autour de la mort et du sang et sa phobie de la voiture.  Au milieu, en diagonale, c’est le chemin de la thérapie.  En dessous, vers la droite, comment elle se sent maintenant : bien dans sa peau comme le montrent les couleurs gaies.  C’est léger et aéré dit-elle.

  

L’art-thérapie pour favoriser la relation mère-enfant : Aline (8 ans) et sa maman.


Aline est en opposition avec ses parents et principalement sa mère, ce qui entraine des « scènes » à la maison avec une escalade de violence verbale et parfois physique.


Utiliser la création plastique dans une dyade mère-enfant favorise la rencontre intersubjective, les aide à se redécouvrir, à être en contact avec leurs besoins, leurs désirs…bref, à entrer de façon ludique dans le monde subjectif l’un de l’autre.  Ceci permet de restaurer la relation.


Chacune choisit de créer une marionnette.  Elles vont jouer derrière le castelet avec ces marionnettes. Parallèlement à l’histoire qu’elles vont inventer et jouer ensemble, le comportement d’Aline va évoluer positivement, elle devient souriante et les conflits disparaissent.

  

L’art-thérapie avec les familles.


Kevin (16 ans) et le vandalisme.

Sa maman est désespérée face aux comportements délictueux de son fils.  Elle a dû aller le chercher au bureau de police car il a fait du vandalisme.  Kevin ne lui obéit plus, lui vole de l’argent et lui ment.

Je propose à Kevin de réaliser un masque en bandes plâtrées, puis de le peindre.  Ce média est particulièrement intéressant à utiliser avec les adolescents, car il permet d’extérioriser de façon symbolique ce qu’il ressent à l’intérieur de lui, ce qui l’aide dans la recherche identitaire propre à cette période. 

Je lui propose ensuite d’inventer un conte dont le masque serait le héros.  Le conte permet de créer une brèche dans l’imaginaire et dans l’univers des possibles.  Il incite à la métaphore car le héros grandit au fil de l’histoire qui se termine toujours bien.  Les changements positifs vécus par le héros dans le conte vont permettre le fait que des transformations soient possibles aussi dans la vraie vie.


La séance familiale avec la maman et ses deux fils : Kevin et Steve.

Un travail collectif avec de la terre met à jour l’énorme tristesse de Steve.  Bien qu’il n’inquiétait pas sa maman car il était gentil, obéissant et travaillant bien à l’école, c’était pourtant l’enfant qui souffrait le plus.  Les « bêtises » de son frère aîné sont venues mettre en évidence un dysfonctionnement familial et cette tristesse que personne n’avait perçue auparavant.

Céline (10 ans) et le secret de famille.

Quand un événement vécu comme honteux est dissimulé au sein d’une famille, il se répète immanquablement chez les descendants.  Les séances familiales dans lesquelles parents et enfant réalisent une création commune permettent de retrouver le plaisir d’être ensemble sur un mode ludique, ce qui débloque de nombreuses situations et peut faire émerger des non-dits à l’origine du problème.


  

Modelage de la terre les yeux fermés pour une création éphémère.

Julie (20 ans) souffre de fibromyalgie et de dépression.  Elle réalise une feuille d’automne tombée de l’arbre, elle est seule.  Julie se sent actuellement un peu comme cette feuille morte, l’automne étant une période difficile pour elle.

  

Le journal créatif : C’est un journal intime non conventionnel, un outil d’exploration de soi qui allie les mondes de l’écriture, du dessin et du collage de façon originale et créative.  L’objectif général du journal créatif est le développement personnel.  Il s’agit de créer un espace pour laisser émerger les ressentis intérieurs et ainsi avoir accès à ses ressources personnelles.

Le journal créatif permet d’exprimer et clarifier ses émotions et ses pensées ; de résoudre des problèmes ou des conflits ; de faire de meilleurs choix et entamer des changements ; d’améliorer ses relations avec soi-même et les autres ; de donner du sens à sa vie, sentir ses passions ; de se détendre et de diminuer le stress.1

Le fait de mettre ses aspirations et ses doutes dans des formes tangibles est un processus éclairant et guérissant qui permet de donner du sens à sa vie.

  

Voici quelques exemples tirés du journal créatif de Sylvie (60 ans)

  

Mandala sur le thème de la paix qui associe le dessin, l’écriture non linéaire et le collage.

  

La lettre « déchirée-recréée ». 

Sylvie raconte au groupe qu’elle a écrit une lettre à ses parents leur expliquant toute la souffrance qu’elle a vécue dans l’internat où ils l’ont mise quand elle était enfant.  Ses parents n’ont pas répondu à sa lettre et ne reconnaissent pas sa souffrance. 

Elle a donc décidé de déchirer la copie de la lettre qu’elle leur a envoyée.  Avec les morceaux déchirés de cette lettre, elle réalise la ville de San Francisco sur un fond préalablement peint en bleu pour représenter la mer et le ciel.  En effet, avec des pierres on peut construire quelque chose, et elle a besoin de se reconstruire dit-elle !

Au fil du temps, les productions de Sylvie dans son journal créatif deviennent de plus en plus positives. Elle se sent d’ailleurs beaucoup mieux, elle a changé son regard sur la vie.

Sylvie crée un masque qu’elle choisit d’appeler le « Chabou » car c’est le mélange d’un chat et d’un hibou.  Elle invente ensuite un conte à partir de ce personnage.